thierrry devaux

Mensonges New-Yorkais

Je n’avais jamais attaché d’importance aux mensonges véhiculés sur Internet. Cependant, neuf ans plus tard, je trouve cela injuste et trop réducteur. En Mai 2010, je décide d’en parler.

Les mensonges d’Internet :

Malgré mes quatre tentatives à la Statue de la Liberté pendant huit ans, les autorités américaines ne comprennent mes intentions sportives ou artistiques qu'après mon atterrissage sur la Torche, le 23 Aout 2001.

Cette année là et dans mon cas, la police communique avec la complicité des médias grâce au « perp walk », un outil inconnu en Europe. C'est ce début de manipulation qui provoque les versions inexactes diffusées sur Internet en occultant mon approche artistique et philosophique de mes projets d'acrobates ! Après mon atterrissage, la police fait trainer pendant cinq heures mon séjour dans les bureaux des Rangers d'Elis Island. Elle prépare mon « perp walk » qui aura lieu vers 15h00 à côté des ferries de touristes pour les journaux télévisés du soir.

Le « perp walk » (jargon de journalistes) est l'exposition brève d'un suspect, organisée par la police et devant les médias, pour orienter l'opinion publique et briser l'image personnelle de ce dernier. Les deux exemples avec Mickael Jackson sont les plus célèbres …


thierrry devaux Des révélations concernant les absences d'efficacité au sein du monument national, risques décrédibiliser les New Yorkais. Plus tard en soirée, je suis toujours retenu pendant que la conférence de presse se déroule sur la tribune officielle de la ville. Le Maire de New York s'est déplacé. Les policiers sont en tenue d'apparat. Le discours officiel relate l'héroïsme de la police, son intervention rapide et difficile… pour ne pas évoquer mes différents passages dans l'édifice. Il faut des compétences et du dynamisme pour réaliser de tels projets à New York. Un policier qui plaisante se fait sévèrement reprendre en direct par Le Maire Giuliani qui ne veut pas que les autorités New Yorkaises apparaissent nonchalantes.

Pendant ce temps, les images du « perp walk » sont une friandise pour les médias et l'information est diffusée en boucle avant que le lendemain, je ne puisse m'exprimer.

Lors d'un fait divers, le premier qui parle à raison et retient toute l'attention. Trop tard pour moi, je me suis fait avoir. Tous les amalgames et les raccourcis de pensées sont déjà diffusés. Quelques heures plus tard, lorsque les plus grands médias reprennent ces informations, celles-ci sont déjà une fausse vérité qui deviendra absolue et irrévocable. Internet mémorise toujours ces affirmations incorrectes et mes passions artistiques sont absentes.

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La vérité :

  1. Je n'ai jamais été interviewé par CNN !
  2. Je n'ai jamais mis les pieds en prison !
  3. Le payement de l'amende de 7065 $ ne m'a pas été exigé !
  4. Non, non : les policiers ne sont pas intervenus au péril de leur vie !
  5. Je n'ai pas fait deux tentatives à la Statue de la Liberté.
  6. Stuntman (cascadeur): mauvais copier-coller d'interviews que je n'ai pas faites. Malgré la nuance anglaise, ce terme ne m'a jamais concerné !
  7. Je ne pèse pas 100 kg.
  8. Non, non, je n'ai pas sauté en parachute depuis la Statue de la Liberté. Ni d'un avion.
  9. Daredeville (casse-cou): autre vision des journalistes sans faire d'interview. Je suis à l'opposé de ce caractère.
  10. Six ans plus tard mon site (maintenant arrêté) n'était toujours pas interdit.


Organisation des autorités :

  • 9h15 : atterrissage en paramoteur.
  • (…)
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  • 15h00 : les Rangers et policiers sont alignés dans le hall d'entrée. Deux policiers me tiennent par le bras (les sorties de service sont derrière nous).
  • 15h00 : le responsable des rangers, dos à la grande porte en fer forgé demande : « Is that OK for everybody ? »
  • 15h00 : les deux battants de la porte s'ouvrent. Tous les cadreurs ont déjà leur caméra à l'épalie.
  • 15h00 : les journalistes se ruent sur moi pendant les 50 mètres libres.
  • 15h00 : plus loin nous rejoignons le bateau qui n'est pas amarré aux quais de service mais à côté des ferries touristiques.
  • 18h30 environ : conférence de presse des autorités à la tribune de la ville de New York.
  • 20h00 : mon avocat n'a pas été prévenu et découvre mon atterrissage.
  • 21h30 : sortie de la cour fédérale sans répondre aux journalistes.
  • 07h00 le 24 Aout : première interview avec mon avocat et les deux policiers sous-mariniers qui sont intervenus sur la Torche. La régie nous prévient du direct dans 40 secondes. Subitement, les deux sous-mariniers ont l'ordre très agressif des autorités, de sortir immédiatement du plateau afin de ne pas parler en ma présence.
  • 24 Aout : autres interviews.